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 Interview au Japon

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AuteurMessage
Kyôsuke
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Nombre de messages : 1893
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Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 13/05/2009

MessageSujet: Interview au Japon   Mar 15 Sep - 15:05

Kagrra, a rencontré un véritable succès lors de la tournée européenne en août dernier, et a désormais comme projet de donner des concerts au Chili et au Brésil courant 2009. La musique du groupe est un mélange de rock et d'éléments traditionnels puisés dans la culture japonaise.

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

Isshi : Je suis le chanteur, Isshi.
Nao : Je m'appelle Nao, je suis le bassiste.
Akiya : Je suis Akiya, guitariste.
Shin : Je suis Sin, je suis aussi guitariste.
Izumi : Je suis le batteur, Izumi. Enchanté.

Au mois d'août dernier, vous avez fait votre toute première tournée européenne, et cela a été un véritable succès, félicitations. Quelles sont vos impressions par rapport à cette tournée ?
Isshi : Avant de partir, j'étais à la fois impatient d'y être et angoissé. Mais à notre retour, mon impression a été tout simplement "Je me suis bien amusé".

Est-ce que vos préparatifs ont été suffisants ?
Isshi : Non, nous ne pouvions pas faire comme lors d'un concert au Japon, dans la mesure où nous ne pouvions pas apporter tous nos instruments, ni tout notre matériel. Nous avons pu ramener un koto (un instrument de musique à cordes utilisé dans la musique japonaise traditionnelle), alors je pense que nous avons pu montrer, ne serait-ce qu'un peu, ce qu'était Kagrra,.

Vous pensez que vos concerts nécessitent plus de matériel que ceux des autres groupes ?
Isshi : Euh, je ne sais pas. (rires)

Lors de cette tournée, vous avez donné des concerts dans cinq pays : en Suède, en Finlande, en Hollande, en Allemagne, et en France. Quel est le pays qui vous a le plus impressionné ?
Isshi : Chaque pays avait sa particularité, ils étaient tous impressionnants. Concernant le public, il était particulièrement chaleureux en Allemagne, en France, et en Hollande.

Le planning avait l'air d'être assez serré. Est-ce que ça été tout de même ?
Isshi : Oui, on peut dire que ça a été. (rires)

Avez-vous eu le temps de faire un peu de tourisme ?
Isshi : Pas tellement.
Izumi : Concernant les concerts à l'étranger, nous en avions fait à Hong Kong il y a longtemps maintenant. Mais là, c'était la première fois que nous allions dans ces pays, alors cela a été une expérience complètement différente.

Est-ce que l'Europe est différente de l'Asie ?
Izumi : Oui, la culture, le public, tout était différent, de même qu'il y avait des différences entre chacun des cinq pays où nous sommes allés. En tout cas, cela faisait vraiment plaisir de voir combien le public nous attendait.
Shin : Dès la première chanson, l'enthousiasme du public était tel que j'entendais à peine la batterie. Je n'avais jamais vu ça. Je me suis dit "Je ne vais pas pouvoir commencer la chanson". (rires) Pour le deuxième concert, nous avons augmenté le volume du moniteur. (rires) J'ai été vraiment étonné de la réaction du public.

J'imagine qu'il y avait plus de filles que de garçons dans le public.
Isshi : Eh bien, il y avait quand même pas mal de garçons, mais c'est vrai qu'il y avait davantage de filles.

Il paraît que même pendant les ballades, le public ne tenait pas en place.
Isshi : C'est vrai. (rires) Ce n'est pas comme au Japon. Mais bon, cela ne nous dérange pas.
Shin : Cela ne veut pas dire qu'ils n'écoutent pas notre musique. (rires) En fait, c'était pareil quand nous sommes allés aux Etats-Unis. Apparemment, ce n'est qu'au Japon que le public ne bouge pas pendant les ballades.
Akiya : Je pense que les Japonais font comme les autres en concert, c'est juste que, à l'étranger, les gens s'amusent librement, sans se soucier du regard des autres. Sur scène, Isshi fait des mouvements avec son éventail, certains faisaient comme lui, tandis que d'autres allaient boire un coup. (rires)

C'est rare que l'on voie ça au Japon. (rires)
Akiya : On ne voit pas ça au Japon. (rires) Les gens n'étaient pas timides, ils s'amusaient en toute liberté, ça m'a vraiment fait plaisir. J'étais vraiment content, et d'ailleurs je n'étais pas du tout stressé. Je pense que ça m'a vraiment mis à l'aise.
Nao : Ca m'a fait plaisir aussi, ça me motivait d'autant plus. Ils chantaient même nos chansons.

En japonais ?
Nao : Oui. Lors de chaque concert, quand on jouait Utakata, le public chantait lui aussi.

Ca veut dire qu'ils comprennent ce que veulent dire les paroles.
Nao : J'espère. (rires)

Est-ce que faire une tournée en Europe est très différent d'en faire une au Japon ?
Isshi : Oui. Les réactions du public étaient variées. Au Japon, le public me suit pendant les chorégraphies à l'éventail, mais à l'étranger, on dirait que le public a son propre rythme. De la vue que l'on a sur scène, les gens étaient tous différents, mais j'ai senti qu'il y avait néanmoins une véritable harmonie. C'était un sentiment étrange, mais très agréable.

Les concerts étaient-ils différents par rapport à ceux que vous faites au Japon ?
Isshi : Non, dans l'ensemble, nous avons fait pareil, si ce n'est que nous avons fait en sorte que la setlist permette au public de comprendre facilement ce qu'est Kagrra,. Cela nous tenait à coeur.

Quelle est la chose la plus bizarre qui vous soit arrivée pendant cette tournée ?
Isshi : Je me suis beaucoup amusé, du début à la fin ; je ne me souviens pas de quelque chose en particulier. (rires) Par contre, à la fin de la tournée, nous avons eu un jour de libre ; nous sommes allés en Espagne.

Vous êtes allés en Espagne à la fin de la tournée ?
Isshi : Oui, nous sommes allés faire un peu de tourisme en Espagne, le temps d'une journée. On m'a volé mon appareil photo numérique à la plage ! (rires)

C'est vrai ? C'est le genre de chose qui arrive aux touristes. (rires)
Isshi : Eh bien c'est ce que j'étais, un simple touriste. (éclate de rire)

Avez-vous eu des soucis avec vos instruments ?
Shin : Quand nous sommes revenus au Japon, on avait perdu le support pour le koto. On ne l'a toujours pas retrouvé. (rires) Au Japon, j'en utilise un plus lourd. J'en avais pris un plus léger pour la tournée, mais, au retour, on ne l'a pas retrouvé. (rires)

Isshi, vous vous êtes adressé au public dans la langue du pays. Qu'est-ce qui vous a décidé à la faire ?
Isshi : A la fin de l'année dernière, nous avons participé à un évènement. J'ai demandé à HIZUMI, le chanteur de D'espairsRay, comment je devrais m'adresser au public. Je lui ai demandé parce que D'espairsRay a souvent fait des concerts en Europe. Il m'a dit "Tu devrais dire ne serait-ce que quelques mots dans leur langue. Même si tu ne parles pas très bien, ça leur fera plaisir". Et c'est ce que j'ai fait.

Vous avez donc dû parler cinq langues différentes. Est-ce que cela a été difficile pour vous ?
Isshi : Je pense que je me suis plutôt bien débrouillé en allemand, vu que l'on avait déjà été en Allemagne. Mais c'était difficile en français au niveau de la prononciation.

Est-ce que vous aviez tout mémorisé ?
Isshi : Non, je lisais ce que j'avais noté sur une feuille. (éclate de rire) Vu qu'il y avait plusieurs MC, je me suis dit que ce serait difficile de tout mémoriser. (rires)

Il y a eu une séance de dédicaces dans chaque pays. Comment cela s'est-il passé ? Qu'est-ce que cela vous a fait de rencontrer vos fans européens ?
Isshi : Ils étaient assez excités. (rires) Les Français étaient insistants ; certaines personnes m'ont demandé si elles pouvaient me faire la bise. (rires)

Et alors, qu'avez-vous répondu ?
Isshi : Ah mais moi, j'étais entièrement d'accord, mais le coordinateur a dit non, à mon grand regret. (éclate de rire)
Akiya : Les fans étaient très attentionnés, ils nous ont adressé quelques mots en japonais pendant les dédicaces. Je trouve ça formidable.
Nao : Ils étaient vraiment adorables. Dans la mesure où on ne parlait pas la même langue, ils avaient écrit ce qu'ils voulaient nous dire sur un bout de papier.

Qu'avez-vous appris lors de cette tournée européenne, en tant que groupe mais aussi personnellement ?
Izumi : J'ai appris beaucoup de choses, mais ce que j'en retire surtout, c'est que nous avons vécu une expérience extraordinaire.

Est-ce que cela va influencer votre musique ? Est-ce que, par exemple, les messages contenus dans les paroles de vos chansons pourraient également s'adresser à vos fans à l'étranger ?
Isshi : Bien que nous soyons un groupe japonais avec une forte identité culturelle, nous ne nous cantonnons pas à ça. Toutefois, je pense que nous devrions encore accentuer davantage notre côté traditionnel japonais.
Shin : Nous créons en tant que Kagrra,, donc nous ne changeons rien à notre façon de faire, même si, par exemple, notre album est amené à être distribué à l'étranger. En tout cas, c'était vraiment énorme de voir combien les fans nous attendaient. Nous avons reçu des e-mails écrits dans différentes langues, mais c'était vraiment quelque chose de voir ça de ses propres yeux.

Qu'avez-vous hâte de voir en Amérique du Sud ?
Isshi : J'ai entendu dire que le public là-bas était très enthousiaste. Je pense que ce sera encore différent de l'Europe. En fait, je me demande tout simplement comment ça va être.

Est-ce qu'il y a quelque chose que vous aimeriez faire là-bas en dehors des concerts ?
Akiya : Oui, mais je ne pense pas que ce sera possible à cause du planning. En tout cas, j'aimerai bien faire un peu de tourisme.
Izumi : J'ai une image du Brésil en tête, mais je n'arrive pas à m'imaginer comment c'est au Chili, alors j'espère pouvoir y faire un tour.

miyavi a donné deux concerts au Brésil récemment. Avez-vous eu l'occasion d'en parler avec lui ?
Shin : Nous ne le voyons pas souvent, donc je n'ai pas encore pu lui demander comment cela s'était passé. J'ai envie d'avoir ses impressions, même si j'ai eu celles d'autres personnes.

Comment composez-vous votre musique ? Isshi écrit les paroles, mais les arrangements sont signés Kagrra,. Est-ce que cela signifie que vous écrivez les chansons tous ensemble ?
Isshi : En fait, nous commençons par écrire chacun de notre côté. Au niveau de la production, c'est Sin qui s'en occupe en général.
Shin : On consulte d'abord celui qui est à l'origine de la chanson, puis on travaille tous ensemble.

Shin, quand on regarde votre profil, on dirait que vous vous y connaissez en instruments de musique. Est-ce que vous vous intéressez beaucoup aux instruments japonais ?
Shin : En écoutant des CD, je me suis dit que c'était cool le koto. Je voulais l'introduire dans notre musique alors j'ai décidé d'en jouer moi-même. De plus, quand j'écris des chansons, je travaille sur ordinateur pour intégrer d'autres sons.

Est-ce que vous jouez du shakuhachi (flûte japonaise en bambou) et du biwa (luth japonais à manche court) ?
Shin : En dehors de la guitare, je joue uniquement du koto. Quand on veut intégrer d'autres instruments, on fait appel à des musiciens.

Isshi, c'est vous qui écrivez les paroles des chansons de Kagrra,. Vous intéressez-vous au folklore japonais et au bouddhisme ?
Isshi : Oui. En y repensant, je me dis que cela m'a beaucoup influencé, et c'est toujours le cas aujourd'hui. J'aime beaucoup lire. Je ne lis pas de littérature occidentale, mais plutôt des vieilles histoires japonaises de fantômes, de mystère, des histoires pour enfants, etc. Ce sont mes racines.

Vous écrivez également des livres. Vos histoires sont tristes mais belles, et nous font ressentir de la nostalgie, à l'instar de l'univers lyrique de Kagrra,. On sent un véritable sens esthétique.
Isshi : Oui, c'est quelque chose que j'aime exprimer.

Akiya, on peut lire que vous aimez écouter divers styles de musique.
Akiya : Oui, j'écoute de tout, et il n'y a rien que je déteste vraiment. Des fois, je parle d'une chanson avec quelqu'un en disant que c'est rock, et on me dit qu'en fait, c'est de la pop. (rires) J'aime aussi les vieilles chansons. En bref, j'aime tout.

Est-ce que vous intégrez cette diversité dans la musique de Kagrra, ?
Akiya : Pas mal, oui.

Ecrivez-vous les paroles après la musique ou inversement ?
Isshi : Ca dépend. En ce qui me concerne, en général, j'ai un thème de base à partir duquel je construis la chanson. Et quand c'est un autre membre qui compose, j'écris les paroles en fonction de son idée, tout en gardant ma touche personnelle.

Récemment, vos chansons sont relativement différentes de vos anciens titres ; je pense notamment à Guilty. Est-ce que ce changement vous est venu naturellement ?
Isshi : Jusqu'à présent, nous n'avions pas vraiment de chansons "agressives", c'est quelque chose de nouveau. Je pense que c'est une chanson qui donne envie de bouger.

Quand chacun de vous écrit des chansons, est-ce que vous avez une idée précise en tête ?
Nao : Je pense que nous sommes tous différents, chacun a sa façon de faire. Pour ma part, je prends ma basse, je joue sans réfléchir, puis je compose les mélodies au piano.

C'est pareil pour les démos ?
Shin : Chacun de nous est différent, alors ça dépend. En ce qui me concerne, je peux aussi bien partir de simples accords de guitare, d'un rythme de batterie que je passe en boucle, ou bien d'une mélodie. Ca change à chaque fois. Personnellement, je ne trouve pas que l'on ait changé, mais il se peut que ceux qui écoutent notre musique aient cette impression.

Sur votre précédent album, c'est Jin Nakamura qui a fait l'arrangement pour la chanson Shigatsu tsuitachi. Comment l'avez-vous connu ?
Akiya : Quand nous avons rencontré Jin, il s'intéressait beaucoup à notre groupe, et il avait des idées intéressantes, alors nous nous sommes dit que l'on pourrait faire quelque chose de bien avec lui.

Jin Nakamura a également produit EXILE et Koda Kumi, donc on aurait tendance à l'associer à un style plutôt R'n'B, c'est pourquoi cette collaboration est assez surprenante.
Akiya : Oui, mais il a également produit des chansons dans un style typiquement japonais pour Koda Kumi et Kou Shibasaki. Il touche à pas mal de choses.

Comment c'était de travailler avec lui ?
Shin : C'était génial. En tant que groupe, on procède simplement : on compose la musique, on ajoute la batterie, la basse, la guitare, puis les paroles. C'était très intéressant de voir une autre façon de faire, j'ai beaucoup appris.


Le 1er avril verra la sortie de votre cinquième album, intitulé Shu. Que vous évoque ce titre ?
Isshi : Ce titre a deux significations. Il signifie "chapelet", dans le sens où il y a plusieurs chansons, mais qui sont toutes reliées à une même chose, Kagrra, ; elles forment un cercle. "Shu" veut aussi dire "malédiction" ; je veux que les gens soient envoûtés à l'écoute de cet album.

En tout cas, le répertoire semble particulièrement varié, avec aussi bien des chansons rythmées, des chansons plus sombres, ou encore des ballades. On dirait que chaque chanson a son propre univers.
Isshi : Oui, c'est comme un voyage à travers les époques, à travers différents pays. En tout cas, c'est l'image que j'en ai.

Paraizo veut dire "Paradis", n'est-ce pas ? Est-ce que vous vous êtes imaginé un pays étranger?
Isshi : Non, ce n'est pas ça. Cela fait plutôt référence à un endroit où l'on est libéré de ses chaînes, si je puis dire.

Comment vous est venue l'idée pour la chanson Kikoku ShuuShuu ?
Isshi : A la base, je voulais prendre comme thème la Chine, mais je n'ai pas pu approfondir suffisamment le sujet... (rires)

Vous utilisez beaucoup de kanji compliqués dans les paroles de cette chanson.
Isshi : Au début, je voulais écrire dans le style d'un poème chinois, mais c'était trop difficile. (rires)

En regardant les paroles de plus près, il y a certaines chansons qui abordent des thèmes modernes de façon très humaine.
Isshi : Il y a différents personnages selon les chansons, comme dans Jusou par exemple.

C'est une chanson assez sombre, non ?
Isshi : Le point de vue n'est pas celui d'un humain. Je veux que les gens réfléchissent à qui pourraient bien appartenir ces pensées. Dans Jinsei, on a aussi une vision du monde assez sombre, mais l'air est complètement différent de celui de Jusou.

Je pense que c'est la première fois que vous utilisez des instruments à vent de cette façon. Est-ce qu'il s'agit d'une nouvelle expérimentation ?
Isshi : Oui. En fait, c'est le genre de chanson qu'on écoute quand on est bourré et que l'on réfléchit au sens de la vie. (éclate de rire)

Je n'osais pas le dire. (rires)
Isshi : (rires) Je pense ça sérieusement en fait.

En 2010, votre groupe fêtera ses dix ans. Est-ce que vous pensez faire quelque chose de spécial ?
Izumi : Oui, on veut faire quelque chose, mais nous n'avons encore rien décidé.

Avez-vous un message pour vos fans ?
Isshi : Ces derniers temps, nous avons eu l'occasion de faire des concerts à l'étranger, alors écoutez Kagrra, et invitez nous dans votre pays.
Izumi : Nous allons prochainement aller au Chili et au Brésil. J'ai envie d'aller dans des pays que je n'ai pas encore visités, et de retourner dans ceux où nous avons fait des concerts, alors attendez nous.
Shin : Merci pour votre soutien. Nous allons continuer de travailler dur, alors continuez de nous suivre.
Akiya : Nous allons tout faire pour continuer de nous améliorer afin que nos chansons répondent à vos attentes. Nous nous sommes récemment créés un compte MySpace, alors n'hésitez pas à y aller et à nous laisser des messages.
Nao : Je pense que c'est important pour nous de faire des concerts à l'étranger, afin de vous montrer ce qu'est vraiment Kagrra,, alors nous en ferons autant que possible.
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